Groupe de lecture critique du GFRUP

 


Mandaté par la Commission Scientifique du GFRUP, nous vous proposons un petit service bibliographique: il s'agit de diffuser auprès des membres du GFRUP un certain nombre d'articles susceptibles de les intéresser. Il ne s'agit pas d'un travail éditorial sur des articles majeurs ou irréprochables, mais plutôt une information avec une analyse critique simple, faite par un ou plusieurs médecins du GFRUP, au fil de leur travail bibliographique motivé par leurs centres d'intérêt.

Les lecteurs sont identifiés, et portent la responsabilité de leur choix et de leurs commentaires. Un petit groupe s'est porté volontaire pour apporter contribution à ce service lors de l'AG de Janvier 2008, mais l'exercice ne leur est pas réservé; n'hésitez donc pas à me faire parvenir tout article que vous jugez intéressant pour diffusion générale via le Yahoo groupe. Pour faciliter la lecture, il serait souhaitable que la forme de la présentation soit standardisée.

J'espère que nous arriverons à assurer un envoi mensuel. Pour finir, je ne suis que le coordonateur, mais c'est à moi qu'il faut envoyer toute critique ou suggestion.
Amicalement.
Renaud Vialet     renaud.vialet"at"ap-hm.fr


Date

Titre de l'article commenté

Lecteur

 

 

 

Décembre 08

A prospective, randomized, controlled trial of noninvasive ventilation in pediatric acute respiratory failure

Ph Desprez

Novembre 08

Numerical investigation of the three-dimensional flow in a human lung model.

R Vialet

Octobre 08

Nasal continuous positive airway pressure decreases respiratory muscles overload in young infants with severe acute viral bronchiolitis.

JM Liet

Septembre 08

Pediatric illness severity measures predict delirium in a pediatric intensive care unit

C Milesi

Septembre 08

Children’s Factual and Delusional Memories of Intensive Care

R Vialet

Aout 2008

Rapid fluid resuscitation in pediatrics : testing the American College of Critical Care Medicine Guideline

JF Diependaele

Juillet 2008

Correlation of abdominal site near-infrared spectroscopy with gastric tonometry in infants following surgery for congenital heart disease

Ph Desprez

Juin 2008

Lung Ultrasound in Respiratory Distress Syndrome: A Useful Tool for Early Diagnosis

F Michel

Avril 2008

ACCM/PALS haemodynamic support guidelines for paediatric septic shock : An outcomes comparison with and without monitoring central venous oxygen saturation

G Emeriaud

Mars 2008

Quelle anesthésie pour les IRM en pédiatrie ?

R Vialet

Mars 2008

Forty years of closing volume

R Vialet



A prospective, randomized, controlled trial of noninvasive ventilation in pediatric acute respiratory failure

Lecteur : Ph Desprez, Strasbourg

Auteurs : L J Yanez; M Yunge;  M Emilfork et al. (Argentine / Chili)
Pediatric Critical Care Medicine 2008.
9(5):484-489

Type d'étude: Etude prospective, randomisée et contrôlée.

Population étudiée :  50 patients âgés de 1 mois à 15ans, pris en charge en PICU dans 2 cliniques de Santiago du Chili, atteints d'une insuffisance respiratoire aiguë nécessitant une FiO2 au masque en respiration spontanée supérieure ou égale à 50% pour obtenir une saturation en O2 supérieure à 94% avec mise en jeu des muscles respiratoires accessoires et tachypnée, à l'exclusion des patients avec instabilité hémodynamique ou maladie neuro-musculaire ou dyspnée obstructive haute ou maladie oncologique ainsi que ceux répondant aux critères prédéfinis de ventilation invasive en première intention

Méthode :  Patients randomisés en 2 groupes de 25, le premier traité avec Ventilation Non Invasive (IPAP: 12à 18 cm H2O; EPAP 6 à 12) avec sédation appropriée et soins standards (bronchodilateurs +/-corticoïdes+/- antibiotiques; nutrition entérale sur sonde naso-gastrique), le second (groupe contrôle) par O2 au masque sans pression positive et soins standards.

Etude de l'évolution de la fréquence cardiaque et respiratoire, du rapport PO2/FiO2, du recours à la ventilation invasive (liste de critères), de la durée de séjour en PICU et à l'hôpital.

Résultats essentiels :
Les fréquences cardiaques et respiratoires s'amélioraient significativement dans le groupe VNI, de même que le rapport PO2/FiO2. La nécessité de recours à la ventilation invasive était de 60% dans le groupe contrôle et de 28% dans le groupe VNI. Les durées de séjour en PICU et à l'hôpital n'étaient pas significativement différentes.

Commentaires :

Cette étude donne les résultats attendus, en regard de l'expérience maintenant acquise dans le domaine de la ventilation non invasive chez l'enfant. La méthodologie est prospective et randomisée, mais les échantillons étudiés sont de petites tailles et la randomisation n'a pas formé des groupes homogènes (type de pathologie, sex- ratio, PO2 à l'admission).

De plus, il n'est pas fait mention des types de masques faciaux utilisés (plusieurs patients de moins de 3 mois), de la fréquence de recours à la sédation dans le groupe VNI (incidence sur l'évolution des paramètres vitaux?). Plusieurs types de respirateurs étaient utilisés pour les nourrissons. L'oxygène était calculé en litre par minute sous VNI, mais par l'intermédiaire d'une FiO2 pour les patients du groupe contrôle. La méthode utilisée pour l'obtention des valeurs de PaO2 et PCO2  n'est pas précisée.

Points forts : Etude de la VNI avec essai de randomisation avec groupe contrôle dans le domaine pédiatrique.

Points faibles : Le faible échantillonnage et la dispersion des âges et des matériels utilisés.

Implications et conclusions : Malgré les réserves exprimées plus haut, les résultats semblent clairement en faveur de l'utilisation en première intention de la VNI en cas d'insuffisance respiratoire aiguë de l'enfant, en l'absence de critères formels de ventilation invasive.        

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Numerical investigation of the three-dimensional flow in a human lung model.

 Lecteur : R Vialet, Marseille Nord

 Auteurs : Freitas RK, Schröder W
J Biomech. 2008 7;41(11):2446-57.

Type d’étude : Modélisation mathématique de la mécanique des fluides (l’air) dans l’arbre bronchique

Méthode : Lattice Boltzmann (sic)

Résultats essentiels

L’assymétrie de la structure de l’arbre bronchique a des conséquences directes sur l’écoulement des gaz dans les voies aériennes.

L’avancée du volume courant dans la trachée et les premières bifurcations bronchiques n’est pas uniforme. En particulier, le gaz à faible vélocité (contre la paroi trachéale) se retrouve presque complètement … dans le lobe supérieur droit. A l’expiration, le gaz qui sort de la lobaire supérieure droite ne se mélange pas avec ce qui provient des autres bronches droites, mais suit un trajet bien particulier.

Commentaires :

Mes compétences très limitées en mathématiques et en modélisation ne me permettent pas une analyse critique de cet article. Cependant, comme le soulignent les auteurs, la mécanique des fluides reste encore bien peu comprise, et a certainement des implications directes comme par exemple dans la distribution des aérosols dans l’arbrorescence bronchique. Autre intérêt théorique, mais qui sera visiblement l’objet d’un autre travail, les échanges gazeux en ventilation à haute fréquence, mode de ventilation dont le ou les mécanismes restent encore en grand partie obscure.

Points forts : Très belles images de flux dans l’arbre trachéo-bronchique

Implications et conclusions : Aucune implication pratique, sauf de rappeler que notre modélisation habituelle : Valvéolaire = Fréquence x (Volume courant – espace mort anatomique) est certes efficiente mais vraiment grossière.

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Nasal continuous positive airway pressure decreases respiratory muscles overload in young infants with severe acute viral bronchiolitis.

 

 Lecteur : JM Liet, Nantes et Vialet R, Marseille Nord (Octobre 08)

Auteurs:   Cambonie G, Milési C, Jaber S, Amsallem F, Barbotte E, Picaud JC, Matecki S.
Intensive Care Med. 2008 Oct;34(10):1865- 72
 

Type d’étude : Etude clinique prospective

Population étudiée : 12 enfants dont 7 nés prématurément (âge postnatal : 43+6 jours ; poids moyen :3,6+0,3 kg ) hospitalisé pour bronchiolite à VRS avec une détresse respiratoire sévère définie par PCO2>50 mmHg et mWCAS>5 (score clinique noté de 0 à 10 selon l’oxygéno-dépendance, la mécanique ventilatoire et le degré de conscience).

Méthode : Evaluer l’effet de la CPAP nasale (nCPAP) (Infant Flow Ventilator  délivrant une pression continue de 6cm H2O à travers une interface spécifique) sur le score clinique (wWCAS) et le travail ventilatoire estimé par la mesure des pressions intra-oesophagienne et intra-gastrique (mesures initiales 15 mn après stabilisation, mesures 60mn et 6h après nCPAP).

Résultats essentiels

 

H0

H1

H6

p

mWCAS

5.3+0.1

3.1+0.4

2.9+0.2

P<0.01

FiO2%

45+6

27+2

30+4

P<0.05

pH

7.29+0.03

7.35+0.02

7.35+0.03

 

PtcCO2

64+3

54+3

49+2

P<0.01

Parallèlement à l’effet favorable sur les paramètres rapportés dans ce tableau, la mécanique ventilatoire a été elle-aussi améliorée par la CPAP, avec un raccourcissement des temps inspiratoires (p<0,01) et un allongement des temps expiratoires (p<0,01). Les variations des pressions œsophagiennes liées à la ventilation, et les mesures inspiratoires des pressions œsophagiennes ont diminué de plus de 50% (p<0,01) reflétant une franche diminution du travail inspiratoire effectué par les enfants mis sous nCPAP. Le pic de pression intragastrique reflétant cette fois-ci l’effort nécessaire pour l’expiration a lui été aboli.

Commentaires :

Cette étude démontre très élégamment l’intérêt de la CPAP chez les jeunes nourrissons souffrant d’une détresse respiratoire sévère dans le cadre d’une bronchiolite aiguë. L’effet physiologique mesuré est en effet corrélé à la diminution des scores cliniques qui permettent d’évaluer la gravité de la détresse respiratoire.

Il est un peu surprenant de ne pas voir d’effets sur la fréquence respiratoire.

Ces résultats apportent des arguments en faveur de l’utilisation de la CPAP dans la bronchiolite, quand il est probable qu’aucune étude prospective randomisée ne sera conduite pour évaluer cette technique car la CPAP a été largement adoptée par les cliniciens en première intention.

Ces résultats vont dans me même sens qu’une autre récente étude clinique (2) publiée dans la même revue, qui par comparaison historique montre que la ventilation non invasive employée pour la même indication pourrait permettre de réduire le taux d’intubation (p<0.001), le taux de surinfection pulmonaire (p<0,05), et le taux d’oxygéno-dépendance de plus de 8 jours (p<0,05).

Points forts : Belle exploration de paramètres physiopathologiques dans une série de jeunes nourrissons avec une bronchiolite sévère, avec de surcroît une corrélation avec des paramètres cliniques.

Points faibles : Petit nombre de patients inclus.

Implications et conclusions : Le recours à la CPAP nasale est un bon moyen pour réduire le travail ventilatoire des enfants de moins de 3 mois en détresse respiratoire après une bronchiolite aiguë.

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Pediatric illness severity measures predict delirium in a pediatric intensive care unit

 Lecteur : Christophe Milesi, CHU Montpellier

 Auteurs : Jan N. M. Schieveld, MD, PhD; Richel Lousberg, MSc, et al.
Crit Care Med 2008; 36: 1933-1936

Type d'étude: Etude observationnelle.  Monocentrique (Service de réanimation pédiatrique polyvalente de 8 lits). "Vraisemblablement" rétrospective.

Population étudiée :  
-Inclusion: Tous les patients admis dans l'unité durant la période d'étude.
- Pas de critère d'exclusion ni de sortie d'étude.
 La description de la population peut paraître très succincte et frustrante dans cet article, l'auteur l'a analysé avec soin dans un article précédent [Intensive Care Med. 2007 June; 33(6): 1033–1040].

Méthode : 

2 types d'évaluation étaient réalisées chez ces enfants. Une évaluation systématique des scores de gravité et une évaluation du délire sur signe d'appel.

- Réalisation de 2 scores de gravité: PIM et PRISM II (dans les 24h suivant l'admission) .

-De manière ciblée "sur signe clinique" (confusion, agitation, anxiété, gémissement, inconfort, trouble du comportement, échec de sédation/analgé sie):  établissement d'un diagnostic de délire par un neuro-psychiatre (critère de la DSM IV ): classant les enfants en 2 groupes: probable délire / pas de délire. Confirmation du diagnostic par un groupe multidisciplinaire.

 -Comparaison du groupe "délire" / au groupe "pas de délire" en fonction des scores de sévérité (et du caractère ventilé/ non ventilé) avec construction de courbes ROC.

-Pas de comité d'éthique (soins courants)

Résultats essentiels

877 enfants d'age moyen 4ans (sd 4.9) dont 40 (4.5%) avec diagnostic de délire.
-Groupe "délire": il est significativement plus ventilé, il a une mortalité supérieure et un diagnostic initial de "problème neurologique".
-Lien avec critère de gravité:
Aire sous la courbe PIM : 0.71; PRISM II: 0.74
les courbes ROC suggèrent un point (60° percentile des scores PIM et PRISM II) au delà duquel on a un risque de voir apparaître un  "délire".
-PIM: RR 6.7 (3- 15) VPP: 8.9% ; VPN: 98.7%; LR: 2.1
-PRISM II: RR 4.9 (2.3 - 10.1) VPP: 8.3%; VPN: 98.3; LR: 2

Commentaires : VPP faible en lien avec une faible incidence du délire dans la population étudiée.

 Points forts : Cet article pose le problème du "délire" chez l'enfant en réanimation qui est une thématique bien étudiée dans la population adulte et que nous commençons à découvrir en pédiatrie. La différence d'incidence d'un facteur 10 entre la population pédiatrique et population adulte suggère que nous sous diagnostiquons cette entité.

Points faibles :
-Population: grande hétérogénéité en terme d'âge, de diagnostic initial.
-Etude non contrôlée.
-Lourdeur et opacité dans le diagnostic du délire: Etablie par un psychiatre avec des critères diagnostics  non adaptés à la population pédiatrique puis validation par une équipe multidisciplinaire…un peu floue dans sa composition.
-L'absence de recherche systématique du diagnostic de délire pose la question du caractère exhaustif de la sélection de ce groupe.
-Difficulté de transposition dans nos unités ou les psychiatres sont peu présent.
-On regrette la non utilisation des scores de délires et leur confrontation à la procédure de validation du diagnostic de délire.
- L'auteur poursuit la "décortication" de la cohorte de patient qui est à l'origine d'une série d'article. On ressent que l'objectif principal a été dégagé et mis en relief "post hoc".

 Implications et conclusions :

On parle enfin de délire en pédiatrie! mais il s'agit d'un diagnostic "en chantier". Les résultats de cette étude à la méthodologie discutable sont modestes et à utiliser avec précaution. Ils interviennent dans une période ou l'utilisation de score de gravité s'étend dans nos unités. Toutes leurs applications ne peuvent que nous inciter à les réaliser.

L'intérêt de cette étude réside essentiellement dans la population avec des bas risques de mortalité dans laquelle le risque de "délire" est très faible (avec une excellente VPN), et dans lequel la question se pose peu.

Par contre dans la population la "plus" à risque: les enfants ventilés avec un niveau de gravité élevé (en bref la population qui nous inquiète en pratique…) les scores de gravités sont de peu d'intérêt.

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Children’s Factual and Delusional Memories of Intensive Care

Lecteur : R Vialet, CHU Marseille , Hôpital Nord

Auteurs : Gillian Colville, Sally Kerry, and Christine Pierce
Am J Respir Crit Care Med Vol 177. pp 976–982, 2008

Type d'étude: Descriptive

Population étudiée :  Patients âgés de plus de 7 ans, hospitalisés dans un service de réanimation pédiatrique de 21 lits.

MéthodeInterviews, et calcul d’un score de stress post-traumatique.

Résultats essentiels :

77% des patients éligibles ont accepté.  63 % des patients avaient au moins un souvenir objectif de leur séjour (factual memory).  32% des patients reportaient des souvenirs "imaginaires" (delusional memory) dont des hallucinations.

Les facteurs associés aux "delusional memories" étaient:
-         traumatisme crânien (corrélation négative)
-         administration de benzodiazépines et/ou opioïdes de plus de 2 jours
-         survenue d'un stress post-traumatique (avec ajustement sur la gravité de la pathologie, et le caractère urgent de l'admission)
Les souvenirs "objectifs" n'étaient pas associés à la survenue d'un stress post-traumatique.

Points forts : Etude sur un sujet original, un peu plus développé en littérature adulte, sur un sujet non directement médical mais majeur.
Les facteurs liés importants ont été contrôlés (mais je ne suis pas spécialiste du sujet …)
Les résultats confirment l'importance qualitative (les exemples d'interview sont impressionnants) et quantitative du phénomène.
Les commentaires des résultats et conclusions restent strictement dans ce que la méthodologie de l'étude permet.

Points faibles : Etude descriptive

 Implications et conclusions : Les réanimateurs commencent à s'intéresser à la qualité de vie post-réanimation, ce qui est bien, et il y là certainement beaucoup à faire et à évaluer.

L'effet positif ou négatif de la sédation sur le souvenir du vécu du séjour en réanimation, évoquée dans les conclusions des auteurs, est une des questions sous-jacentes majeures.

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Rapid fluid resuscitation in pediatrics : testing the American College of Critical Care Medicine Guideline

Lecteur: JF Diependaele, SMUR Pédiatrique Lille (Aout 08)

Auteurs: Stoner MJ, Goodman DG, Cohen DM, Fernandez SA, Hall MW
Ann Emerg Med 2007 ; 50 : 601-7

Type d'étude: Prospective ; randomisée, comparative sur 3 techniques de délivrance d’un remplissage chez l’enfant en choc septique.

Population étudiée :
60 enfants étudiés entre septembre 2005 et avril 2006 dans un Service d’Acceuil des Urgences (SAU) et Soins Intensifs (SI), hôpital enfants de Colombus USA (environ 70 000 entrées par an)
Exclusion de 3 enfants (1 dans chaque groupe) pour non respect du protocole (erreur de calibre du cathéter posé) ; donc 57 inclusions (19 par groupe) (1 complication dans groupe seringue par suffusion après avoir reçu 3,8ml/kg mais enfant laissé son groupe d’étude)

Méthode :
Comparaison de 3 techniques de remplissage :
- simple déclivité
- presse-purée (pression 300 mmHg)
- à la seringue avec robinet à 3 voies

Cathlon au pli du coude. Pas de différence significative dans les 3 groupes quant au de diamètre de cathéter utilisé, âge, poids, sexe. Flacon de 1 L de sérum salé isotonique (SSI) pour remplissage placé à 0,9 m du plan du lit
Mesure de la quantité administrée (flacon pesé avant – flacon pesé après) Si la quantité de 20 ml/kg était reçue avant 5 min, pas d’autre quantité ajoutée ; (Si poids > 50 kg ; on pouvait administrer un deuxième flacon pour arriver à la quantité requise en < 5 min.)

Résultats essentiels
Etaient notés : volume reçu, vitesse administration, (objectif : respect du protocole ACCM)
Aucun des enfants dans les 3 groupes n’a reçu plus de 1000 ml de SSI en 5 minutes (d’où pas de changement de flacon effectué même chez enfant > 50 kg )
Totalisation du volume reçu après période de 5 min (volume) ou lorsque 20 ml/kg/par bolus (vitesse) : calcul de la totalité du volume reçu ou de la vitesse d’administration et études comparative par groupes.
Figure 3A : volume reçu en 5 minutes (20,9 ml/kg dans groupe presse-purée ; 20,2ml/kg dans groupe seringue ; 6,2 ml/kg dans groupe simple déclivité)
Figure 3B : vitesse de délivrance du volume requis. Il existe une différence significative entre d’une part groupe « simple déclivité » et d’autre part les 2 autres groupes (p<0,001), différence qui subsiste après régression linéaire (âge, poids, gauge IV). Le volume visé de 20 ml/kg en < 5 min n’est jamais atteint dans groupe « simple déclivité » ; le volume est atteint dans 58% et 68% des cas dans, respectivement, le groupe presse-purée et seringue avec robinet 3 voies.
Fig 4 : mais, quelle que soit la technique employée, l’objectif de 20 ml/kg en moins de 5 min n’est pas atteint lorsque l’enfant pèse plus de 40 kg

Commentaires :
Intérêt pratique. Difficulté à réaliser en pratique les recommandations ACCM 2002 pour l’objectif «remplir rapidement en cas de choc septique chez l’enfant»
Rappel intéressant : une seringue auto-pousseuse permet au maximum 999 ml/h soit 83ml/en 5 minutes, d’où remplir avec 20 ml/kg en 5 min n’est possible que chez enfant pesant moins de 4,16 kg
Il existe des pompes d’administration rapide mais coût important 8.000$
Seules, deux techniques sur les 3 analysées permettent d’atteindre les objectifs conformes aux recommandations ACCM

Points forts :
- Etude prospective, randomisée contrôlée
- Protocole clair dans les 3 groupes, basé sur des recommandations internationales (ACCM)
Points faibles :
- Effectif relativement réduit (19 enfants par groupe), pas de répartition en sous-classes selon âge, ni répartition selon le poids pour chaque technique non donnée
- Différence d'âge des 3 groupes (âge plus faible dans groupe « push-pull » et gauge plus faible)

Implications et conclusions :
Chez petit enfants : remplir manuellement à la seringue avec robinet 3 voies ; chez enfant > 40 kg : prendre 2 voies et /ou presse-purée (surveillance renforcée). Un remplissage par simple déclivité se révèle toujours inefficace (en quantité, en rapidité) quelque soit le diamètre du cathéter
Etude ne portant que sur quantité administrée mais à corréler avec clinique de l'enfant en cours de déchocage (couleur, TCR, chaleur, FC, TA…)
L’administration par simple gravité est notoirement trop lente et volume trop faible
Administration manuelle à la seringue avec robinet 3 voies : OK mais méthode insuffisante chez grand enfant > 40 kg (fatigue du réanimateur)
Pas de supériorité si presse-purée par rapport à seringue manuelle et nécessite plus d’attention (sauf peut-être chez grand enfant où là : avantage)
chez enfant > 40 kg : si presse purée ( correspondant à 20 ml/kg ) possible en 6,7 minutes vs 11,4 minutes par seringue manuelle
Recommandation de 2 accès veineux chez grand enfant avec choc septique


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Correlation of abdominal site near-infrared spectroscopy with gastric tonometry in infants following surgery for congenital heart disease

Lecteur : Philippe DESPREZ – CHU Hautepierre, Strasbourg (Juillet 08)

Auteurs: Jon Kaufman, Melvin C. Almodovar, Jeannie Zuk, Robeft H. Friesen
Pediatr Crit Care Med. 2008 Jan;9(1):62-8.
 

Type d'étude: Etude de données prospective.

Population étudiée :

Nouveau-nés et nourrissons atteints d’une cardiopathie congénitale et traités par chirurgie avec CEC (19) ou cathétérisme interventionnel (1).

Age médian : 6 jours (4 - 220), poids médian 3,3kg (2 - 7).

 

Méthode : 

- Mise en place en per-opératoire ou post-opératoire immédiat d’un cathéter central veineux, cathéter artériel périphérique et d’un tonomètre gastrique 7 Fr (datex-Ohmeda Tonocap)

- Enregistrement dans les 48h post-intervention des données suivantes, par mesures itératives : saturation somatique en oxygène (rSO2) par capteurs NIRS en position abdominale antérieure (site splanchnique)  et latéro-dorsale (site rénal), pH gastrique intra-muqueux (pHi) par le tonomètre gastrique, lactatémie, saturation systémique veineuse en oxygène (SvO2)

- Etude de la corrélation par mesures appariées entre les deux sites de mesures de la rSO2 et les mesures de lactatémie et SvO2

- 2 objectifs primaires: comparer les valeurs de rSO2 splanchnique avec celles de la tonométrie gastrique qui constitue une mesure validée de la perfusion et oxygénation splanchnique ; étudier la corrélation entre la rSO2 splanchnique et les marqueurs systémiques (lactatémie et SvO2)

- 1 objectif secondaire : comparaison des deux sites de rSO2 et leur corrélation avec les marqueurs systémiques

 

Résultats essentiels

-forte corrélation entre la rSO2 splanchnique et le pHi (r=0.79; p<0.0001)

-forte corrélation entre la rSO2 splanchnique et la SvO2 (r=0.89; p<0.0001)

-corrélation négative significative entre la rSO2 splanchnique et la lactatémie (r=0.77; p<0.0001)

-corrélations entre la rSO2 rénale et la lactatémie et SvO2 significatives mais moins fortes

 

Commentaires : Cette étude explore la fiabilité de la technologie NIRS (non invasive) rapportée à l’étude de la microcirculation et oxygénation régionale (splanchnique et rénale), en la comparant avec une technique validée mais invasive de mesure de la perfusion et oxygénation splanchnique (pHi). Une étude de coût aurait permis de mieux cerner l’intérêt de mise en œuvre du NIRS sur un site non cérébral, chez des patients de toutes façons équipés pendant 48h d’un cathéter artériel périphérique et d’un matériel intra-gastrique, deux conditions nécessaires à la mesure du pHi.

 

Points forts :

-Cette étude constitue le premier essai de validation de mesure de rSO2 somatique par comparaison avec un standard accepté

-Les auteurs valident l'utilisation des capteurs NIRS (Somanetics, Troy) sur d'autres sites que cérébral et mettent en avant la rapidité et la fiabilité des mesures obtenues, en particulier au niveau splanchnique

 

Points faibles :

- Effectif réduit

- Si la comparaison entre tonomérie gastrique et rSO2 splanchnique semble pertinente, celle entre lactatémie et SvO2, indicateurs de perfusion et oxygénation systémiques, et rSO2, indicateur de microcirculation et oxygénation régionales, l’est moins

- L’étude ne prévoyait pas de mesures splanchnique et rénale per-opératoires, alors que ces mesures pourraient avoir un intérêt de surveillance, en particulier dans les chirurgies sans CEC mais avec clampage de l’aorte

- Les données présentées ne comprennent pas les valeurs absolues relevées lors des mesures ; cette étude ne participe donc pas à l’établissement de fourchette de valeurs « normales » de rSO2

 

Implications et conclusions :

Cette étude ouvre des perspectives intéressantes dans le domaine de la surveillance non-invasive de la microcirculation et oxygénation somatique par rSO2, en particulier splanchnique, en post-chirurgie cardiaque de l’enfant. L’utilisation de cette technique pour la surveillance per-opératoire reste à étudier.  Même si l’évolution des valeurs chez un même enfant prime sur la valeur de la mesure instantanée, l’établissement de fourchette de valeurs « normales » de rSO2 en regard de l’âge, de la pathologie incriminée et du délai post-opératoire, sur une plus grande série, semble nécessaire.

 

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 Lung Ultrasound in Respiratory Distress Syndrome:  A Useful Tool for Early Diagnosis

 

Lecteur : F. Michel, CHU Nord Marseille (Juin 08)

 

Auteurs: Copetti R, Cattarossi L, Macagno F, Violino M, Furlan R.Lung 

Neonatology 2008 Jan 15;94(1):52- 59. Référence Pub Med: 18196931

 

Type d'étude: Descriptive et validation de signes échographiques

 

Population étudiée : Nouveau-nés prématurés

 

Méthode : 

Comparaison des images obtenues par échographie pulmonaire de deux populations de nouveau-nés prématurés : groupe présentant un syndrome de détresse respiratoire (SDR = membrane hyaline) (40 enfants) l’autre sans détresse respiratoire (contrôle) (15 enfants).

Pour 10 enfants du groupe SDR l’échographie était réalisée avant administration de surfactant.

Les enfants étaient répartis dans chaque groupe en fonction de l’histoire clinique et de la radiographie du thorax.

L’examen échographique était systématisé et consistait en l’étude de coupes transversales et longitudinales de 3 aires pulmonaires (antérieure, latérale et postérieure) pour chaque hémithorax.

 

Résultats essentiels

Différences importante entre les deux groupes : le groupe contrôle présente un âge gestationnel et un poids très supérieur au groupe SDR.

 Les auteurs montrent que l’échographie pulmonaire retrouve :

-          des signes de syndrome alvéolo-interstitiel (« lignes B ») dans les deux groupes. Aspect non-compact dans le groupe contrôle.

-          des zones de poumon sain chez 100% des enfants du groupe contrôle et 0% dans le groupe SDR

-          des anomalies de la ligne pleurale (irrégularités et épaississement) chez 100% des enfants présentant une MMH versus 0 % dans le groupe contrôle

-          des zones hépatisées avec bronchograme chez 45% des patients du groupe SDR contre 0% dans le groupe contrôle

-          aspect de « poumon blanc » chez 100% des enfants dans le groupe RDS vs 0% dans le groupe contrôle

 Pas de différences observées selon le stade radiologique de la maladie

 Pas de différence avant et après surfactant

 Persistance des signes échographiques pendant plusieurs semaines lors des SDR

 

Commentaires :

Malgré une méthodologie très discutable cet article a le mérite de décrire des signes échographiques ayant une grande sensibilité et une  grande spécificité pour le diagnostic de SDR chez le nouveau-né prématuré.

 L’intérêt de cette étude réside essentiellement dans le développement d’une imagerie moins invasive dans la prise en charge des SDR. Assez peu étudiée jusqu’à maintenant l’échographie du poumon paraît réalisable et peut apporter beaucoup d’informations.

 La description des signes échographiques est précise et bien documentée.

 

Points forts :

Souligne l’intérêt de développer l’échographie pulmonaire en réanimation néonatale (et pédiatrique…)

Décrit parfaitement, avec une bonne iconographie, les signes retrouvés par les auteurs dans les SDR.

Points faibles :

Méthodologie : différences importantes entre les groupes (âge, poids, ventilation) pas d’étude de la reproductibilité de l’examen puisque l’échographie n’était réalisée qu’une seule fois par un des deux médecins impliqués dans ce travail (en pratique, le médecin disponible).

 

Implications et conclusions :

Mise en évidence de signes échographiques sensibles et spécifiques de SDR chez le nouveau-né prématuré.

 L’échographie pulmonaire paraît pouvoir apporter des informations utiles de façon non invasive en réanimation et mérite probablement plus d’investigations.

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ACCM/PALS haemodynamic support guidelines for paediatric septic shock : An outcomes comparison with and without monitoring central venous oxygen saturation

 

Lecteur : Guillaume Emeriaud – CHU de Grenoble (Avril 08)

 

Auteurs: de Oliveira CF, de Oliveira DS, Gottschald AF, Moura JD, Costa GA, Ventura AC, Fernandes JC, Vaz FA, Carcillo JA, Rivers EP, Troster EJ.

Intensive Care Med. 2008 Mar 28

 

Type d'étude:

Etude prospective randomisée contrôlée, non aveugle.

 

Population étudiée :

- 102 Nourrissons- Enfants-adolesce nts (entre 1 mois et 19 ans)

- hospitalisés aux urgences ou en réanimation pédiatrique de 2 hôpitaux universitaires de Sao Paolo, Brésil, entre Janvier 04 et Aout 05

- avec sepsis grave ou choc septique (définition habituelle) persistant après 40 ml/kg de remplissage ou nécessitant des amines

- évoluant depuis < 6 h

 

Méthode : 

- Randomisation

- Patients « Contrôles » : Réanimation basée sur l'algorithme de l'ACCM/PALS, avec remplissage, transfusion et amines, en visant une normalisation de la PA et de la FC , une diurèse > 1 ml/kg/h, et un TRC < 2 s.

- Patients « ScvO2 » : IDEM mais en rajoutant dans les objectifs la ScvO 2 > 70%. Monitorage de la ScvO 2 en continu. Si ScvO2 <70% (malgré normalisation de PA, FC, diurèse et TRC), la conduite suggérait une optimisation du remplissage (sauf signes clinique de surcharge), transfusion (si Hb < 10 g/dL), et inotropes.

- La durée du protocole était de 72 h

- Objectif principal : Mortalité à J28

 

Résultats essentiels

- Interruption de l'étude après analyse intermédiaire de 102 patients (objectif initial de 268 patients) car effet considéré démontré (par comité d'éthique indépendant).

- A l'inclusion, 2 groupes comparables concernant sexe/étiologies/ gravité, sauf groupe contrôle + jeune (4,5+/-4.9 ans vs 6,5 +/-5.8 ans, p 0.03)

 

* Objectif principal : mortalité à J28 abaissée dans grp "ScvO2" : 11,8% vs 39.2 % (p:0.002)(Hazard ratio 3.78 (1.58-7.52)) - Number needed to treat : 3.6

* Objectifs secondaires :

- L'effet restait significatif en régression logistique multivariée, suggérant que la différence d'âge des 2 groupes ne suffit pas à expliquer ce résultat. Les autres variables associées à la mortalité en analyse multivariée étaient le PRISM et la défaillance rénale.

- Diminution du nb de nouvelles dysfonctions d'organes dans le groupe " ScvO2".

 

* Traitements administrés :

Les patients du groupe "ScvO2" recevaient dans les 6 premières heures plus de cristalloides (28 ml/kg vs 5 ml/kg, en + des 40 ml/kg avant l'inclusion) , plus de transfusion (45 vs 15 %), et plus d'inotropes (29 vs 8 %). Ces différences n'étaient pas retrouvées sur la période 0-72h.

 

Commentaires :

- L'étude de Rivers (NEJM 2001) avait montré chez l'adulte en sepsis grave l'importance d'une réanimation intensive précoce visant à normaliser la ScvO 2. Le rationnel physiopathologique sur l'intérêt de la ScvO 2  en pédiatrie est le même, conduisant à proposer cet objectif dans les guidelines internationaux, mais aucune étude pédiatrique n'avait été réalisée.

- Cette étude randomisée a des similitudes avec celle de Rivers, mais aussi des différences : durée du protocole + longue (72 h, vs 6h), population Brésilienne avec taux de mortalité probablement + élevée que dans une population nord-américaine.

- Les résultats suggèrent qu'une prise en charge précoce (différence dans les traitements administrés seulement dans les 6 premières heures) visant à corriger la ScvO 2 est bénéfique. Il n'est cependant pas possible de différencier l'effet respectif des différentes thérapeutiques impliquées (remplissage, transfusion, inotropes). 

- Bien sûr, l'étude n'a pas été réalisée en aveugle. Le suivi d'un algorithme précis de réanimation tend à diminuer l'effet de ce biais potentiel, mais pas totalement.

- Cette étude permet de comparer 2 attitudes, dans une population Brésilienne avec un taux de mortalité attendue élevé dans cette pathologie.  Il est possible que d'autres outils non utilisés ici auraient permis d'obtenir une amélioration de la mortalité dans le groupe contrôle : suivi de la cinétique du lactate, suivi écho-cardiographique s (dépistage des défaillances cardiogéniques) , suivi ponctuel de la ScvO 2, PVC.  La différence entre les 2 groupes aurait-elle été la même dans ces conditions ?

 

Points forts :

- Etude randomisée contrôlée

- Protocole clair dans les 2 groupes, basé sur des recommandations internationales

- Rationnel théorique fort, basé sur un raisonnement physiopathologique intéressant.

- Effet important sur la mortalité à J28

 

Points faibles :

- Effectif relativement réduit, lié à l'interruption prématurée de l'étude

- Différence d'âge des 2 groupes

- Mortalité du groupe contrôle relativement élevée, mais habituel dans la population étudiée

- Validité extrinsèque à la population française ???

- Echocardiographie, lactates, PVC non utilisés

 

Implications et conclusions :

Cette étude conforte l'intérêt du suivi de la ScvO 2 et son utilisation comme objectif thérapeutique dans la réanimation d'un choc septique ou d'un sepsis grave de l'enfant. Elle renforce la notion de l'urgence du traitement de ces patients. La normalisation des paramètres cliniques (PA, FC, diurèse et TRC) n'est pas un objectif suffisant pour guider la réanimation dans ces situations.

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Quelle anesthésie pour les IRM en pédiatrie ?

 

Lecteur : Vialet R, Marseille Nord (Mars 08)

 

Auteurs: M. Bordes et al. 

Annales Françaises d’Anesthésie et de Réanimation 26 (2007) 287–291

Référence Pub Med: 17368817

 

Type d'étude:

Enquête

 

Population étudiée :

Equipe pratiquant les anesthésies pour la réalisation d'IRM chez l'enfant ( … quand ce n'est pas l'équipe de réanimation pédiatrique qui s'en charge) en CHU.

 

Méthode : 

Questionnaires

 

Résultats essentiels

1 à 4 vacation hebdomadaire , 1 à 8 enfants par vacation … et 2 CHU sur les 27 répondeurs ne pratiquaient pas les IRM faute de moyens adaptés.

Majoritairement composées d'anesthésistes pédiatres, toutes les équipes en tout cas sont clairement identifiées et habituées à cette activité. Les sédations pratiquées par des radiologues ou des infirmières sont peu fréquentes. Les conditions habituelles de monitorage sont possibles malgré les contraintes techniques. Les pratiques sont très diverses (contrôle des voies aériennes, ventilation contrôlée ou spontanée, modalités de sédation, accès veineux).

 

Commentaires :

Les auteurs insistent sur la nécessité d'éviter que la sédation pour l'IRM  soit une pratique "occasionnelle" pour celui qui la réalise, facteur de risque de survenue de complications.

 

Points forts:

Premier état des lieux sur une activité à risque et difficile à organiser.

 

Points faibles :

Présentation de certains résultats confuse et imprécise.

 

Implications et conclusions :

En l'absence de recommandations et d'environnement et de modalités pour la sédation, cette enquête montre la pratique en 2007 en CHU en France, et peut servir d'élément de comparaison pour ceux chez qui cette activité récurrente (urgente, semi-urgente ou programmée) n'est pas bien protocolisée.

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Forty years of closing volume (editorial)

 

 Lecteur : Vialet R, Marseille Nord (Mars 08)

Auteurs: Drummond GB, Milic-Emili J. 

British Journal of Anesthesia 2007 99(6) 772-4  Référence Pub Med: 18006528[uid]

 Type d'étude:  

Editorial

 

Commentaires :

Milic-Emili est un physiologiste qui a beaucoup travaillé sur la mécanique ventilatoire. Il retrace brièvement dans cet éditorial ce que nous avons appris depuis 40 ans sur le volume de fermeture. C'est pour lui un élément physiologique et physio-pathologique majeur, et il rappelle très clairement qu'il faut en tenir compte dans certains troubles de l'hématose, et dans le volo-traumatisme. Et il plaide pour que dans les recherches actuelles sur les pathologies pulmonaires (telle le SDRA) très centrées sur l'inflammation, la mécanique ventilatoire ne soit pas oubliée. 

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