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Editorial
Bilan de la présidence 2004-2006 du GFRUP,   
par G Chéron

11 juin 2006

Il peut être présompteux de vouloir faire le bilan au terme de deux années passées à animer un groupe professionnel. Je veux donc d’emblée souligner que rien de ce qui a été mené n’aurait vu le jour sans la participation très active et amicale du bureau.

Nous nous sommes tous ensemble attachés à faire fructifier ce que nos prédécesseurs avaient initiés et nous leur avons confiés la lourde tache de conclure les actions qu’ils avaient entamées. Ils ont bien voulu accepter et réussir. Nous citerons la réflexion auprès du Ministère de la Santé sur les décrets Réanimation d’une part, Urgences d’autre part qui viennent de paraître clarifiant un peu le paysage. Nous devons aussi citer la pérennité du site du GFRUP. Vincent Flurin a su transférer le savoir faire et l’élève devenu webmaster égale son maître, ce n’est pas peu dire.

 Nous avions le souhait de donner un essort supplémentaire au DIU de Réanimation et Urgences pédiatriques que Francis Leclerc venait de porter sur les fonds baptismaux. Ce sera cet été la troisième série d’inscriptions de collègues CCA, PH pour la plupart, travaillant en réanimation pédiatrique ou dans des services d’urgences. Le programme après les hésitations de la première année a été remodelé. Les erreurs les plus grossières ont été corrigées. Nul doute que le bilan qui en sera fait au terme de cette année universitaire permettra de mieux enseigner, de mieux répondre aux aspirations de formation des inscrits. Marseille rejoindra les universités participantes en 2007. D’autres universités pourraient suivre le même chemin. La place de l’enseignement en ligne, grâce au site du Groupe, est mieux définie par Guillaume Emeriaud cette année. Il reste à faire et la participation de toutes les régions à la Commission pédagogique doit être plus grande.

 L’activité de Réanimation et d’Urgences pédiatriques, la formation nécessaire, c’est à dire son contenu, sa spécificité, les liens professionnels entre urgences et réanimation, ont été perçus par les instances de la Société Française de Pédiatrie alors que se discute l’opportunité de créer des DESC pour certaines spécificités pédiatriques. Rien n’est jamais acquis et en la matière rien n’est fait. Il nous appartient de convaincre, de viser les  standards de formation les plus élevés et de former des candidats choisis pour assurer au terme de leur formation des responsabilités dans nos unités.

 La formation initiale du DES de pédiatrie comportait peu d’exigences en terme de savoir faire. Nous avions l’ambition d’intégrer au cursus du DES des modules de réanimations de base et avancée comme il en existe dans d’autres pays européens ou d’Amérique du Nord. C’est chose faite dans la nouvelle maquette validée par le Collège des PU PH de pédiatrie en janvier dernier. Mais surtout, la collaboration avec l’équipe de D Biarent (Bruxelles) et l’énergie de F Leclerc ont permis d’organiser les deux premières formations de l’ERC à Lille en septembre 2005 et avril 2006. Une cinquantaine de soignants majoritairement mais pas exclusivement médecins ont validé le cours de l’ERC et des Instructeurs potentiels sont en cours de formation pour devenir à leur tout Instructeurs et diffuser ce type de formation. Il s’agit du début d’un énorme travail qu’il nous faut poursuivre mais le nombre important de demandes et la satisfaction exprimée par les premiers candidats laissent espérer une implantation rapide sur le territoire du concept.

 Nous avons tenté d’amplifier la place de notre spécialité auprès des Sociétés savantes correspondantes d’adulte. La CS animée par Etienne Javouhey puis par Olivier Brissaud a été réanimée et a fait part, fait part d’un dynamisme remarquable. La fréquentation de la session Pédiatrie au Congrès de la SRLF en est une illustration. La participation du GFRUP aux Conférences de consensus et/ou aux recommandations d’experts de la SRLF, de la SFAR en sont d’autres exemples.

Les liens avec la CS du Congrès Urgences, congrès co-organisé par SAMU de France et la SFMU n’étaient pas simples. La place de la pédiatrie s’est néanmoins accru (cf bilan 2005). La CS du GFRUP a rattrapé cette année le décalage chronologique qui l’empêchait de transmettre en temps et en heure ses propositions pour le Congrès Urgences. La fusion de SAMU de France et de la SFMU en une seule et même Société en 2006 brouille un peu la vision que nous pouvons avoir des activités de la future CS. Il appartient à nos représentants d’être vigilants et à la CS du GFRUP de suivre la construction du programme 2007.

Nous ne savions quelle place prendre au sein des Journées Parisiennes de Pédiatrie. Le CA des JPP nous a réservé une table ronde dès cette année. La CS a proposé le thème des Intoxications graves qui a été retenu. En 2007 les Pleuropneumopathies seront au programme. Il nous faut dès à présent penser au programme 2008 et peut être profiter de cette occasion pour nous tourner davantage vers les pays francophones du sud. Nous n’avons pas encore entamé une véritable collaboration même si des initiatives individuelles tentent de pallier cette insuffisance.

 Les liens du GFRUP avec les organisations internationales francophones ou non tiennent encore à des relations – des amitiés individuelles. Elles sont utiles. Elles sont importantes. Elles sont néanmoins fragiles car elles reposent sur un petit nombre de collègues. Nous n’avons probablement pas été assez ambitieux. Peut être est ce aussi parce que nous ne sommes pas encore assez nombreux.

 J’ai certainement oublié des choses importantes. Que nul ne m’en tienne rigueur. J’ai l’intime conviction que notre groupe a de formidables atouts si nous voulons bien lui accorder un peu de notre temps et travailler à cette œuvre commune. Le bureau a déjà pris la décision d’offrir une aide matérielle à ceux qui présenteront une communication à Genève en 2007 au Congrès Mondial. Nous sommes disposés à un pré Congrès conjoint avec d’autres Sociétés francophones. Le site se fait le vecteur des projets multicentriques. Les règles de diffusion du yahoogroupe ont été revues pour limiter les nuisances des multiples messages. Jean Christophe Rozé va réussir là où nous n’avons pas su avancer assez vite. Nous devons tous ensemble l’aider dans cette tâche.

 Je remercie beaucoup tous ceux d’entre vous qui m’avez encouragé, fait sourire et souvent rire, souffler les bonnes idées. Les réunions téléphoniques du bureau, celles de la CS ont été animées, suivies, souvent trop courtes tant nous voulions dire. J’ai la naïveté de croire qu’ensemble nous ferons mieux que seuls. Ces deux années ne m’ont pas guéri loin de là.

 Très amicalement

Gérard Chéron

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Editorial
Spécificité pédiatrique et dépendance
11 juin 2005

En réponse aux questions soulevées par le questionnaire d’enquête de la prochaine conférence de consensus sur le sepsis sévère et apparues sur le « net », via gfrup_at_yahoogroupes.fr, le Conseil d’Administration du Groupe Francophone de Réanimation et Urgences Pédiatriques souhaite rappeler notre mission et quelques réalités économiques.

Depuis quelques années, la Société de Réanimation de Langue Française (SRLF) et la Société Française d’Anesthésie-Réanimation (SFAR) ont pris conscience qu’un partenariat permettait de renforcer leur image auprès des professionnels, des pouvoirs publics, des médias et du public. Elles ont organisé ensemble des conférences de consensus et des recommandations d’experts afin d’améliorer la recherche et les pratiques cliniques.

Alors que se développe à l’échelon national l’ambitieuse initiative mondiale de la « Surviving sepsis campaign », la SRLF et la SFAR ont mis sur pied voici plusieurs mois une nouvelle conférence de consensus sur la « prise en charge hémodynamique du sepsis sévère ». Une conférence de consensus exige de suivre une méthodologie exigeante qui est accréditée par la Haute Autorité de Santé (remplaçant l’ANAES) : examen de la littérature, rédaction de textes par des experts, graduation de l’évidence, exposé du contenu scientifique à un jury de non-spécialistes, élaboration par le jury de recommandations fondées sur l’évidence, publication de celles-ci et des textes des experts, enfin mesure de l’impact des recommandations élaborées sur les pratiques cliniques. Tout ceci nécessite un énorme investissement intellectuel et financier. Concientes de l’importance de la spécificité pédiatrique, la SRLF et la SFAR ont souhaité impliquer le GFRUP et l’Association des Anesthésistes-Réanimateurs Pédiatriques en France (ADARPEF) dans l’ensemble du processus du consensus, alors même qu’elles en supportent l’essentiel des coûts.

Aussi, lorsque certains évoquent, à juste titre, le caractère partiellement inadapté à la pédiatrie du questionnaire, le CA du GFRUP se doit, d’être plus vigilant avec l’aide des pédiatres de la commission des référentiels, et de faire réfléchir ses membres sur notre mission sans oublier les réalités économiques.

Composé de pédiatres, réanimateurs, urgentistes et d’ anesthésistes réanimateurs, le GFRUP a pour  mission de faire progresser les bonnes pratiques cliniques, d’assurer un enseignement de qualité destiné à former les jeunes médecins intéressés par la réanimation, les urgences ou même l’anesthésie-réanimation des enfants, enfin de promouvoir la recherche clinique notamment multicentrique par son réseau. Nous ne pouvons être absents des travaux (Conférences de consensus, recommandations, Congrès…) de Sociétés partageant les mêmes préoccupations que nous. Les raisons en sont multiples et en tout premier lieu l’enrichissement réciproque, le doute et la réflexion partagés. Nous le savons bien pour inciter les DES de pédiatrie à passer un semestre dans la spécialité correspondante auprès de patients adultes. Les enfants pris en charge conjointement tant dans un CHU qu’un CHG par nos collègues pédiatres et médecins d’adultes n’en sont-ils pas les ultimes bénéficiaires? La masse critique d’informations nécessaires requiert des études multicentriques, elles-mêmes synonymes de temps disponible et d’enthousiasme. Nous savons d’expérience que l’un et l’autre peuvent parfois nous être comptés mais aussi que des ressources nouvelles naissent plus aisément d’un travail en commun. Ce dernier est aussi de manière générale la plus sure raison d’espérer en des résultats que l’initiative isolée.

Le GFRUP seul , n’a pas la masse critique suffisante pour pouvoir financer des réunions scientifiques  avec le soutien de l’industrie. Aussi, il convient de réfléchir  sur l’idée que l'union fait la force et le partage nous enrichit.

Le  CA du GFRUP


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Editorial
Gérard Chéron
10 août 2004

Le conseil d’administration du GFRUP a été renouvelé lors du Congrès de la SFP en juin dernier à Lille. L’occasion nous est donnée de faire le point et d’envisager quelques pistes de travail.

L’implication du groupe ces trois dernières années dans la préparation des circulaires et décrets sur la réanimation, les urgences hospitalières, les transports pédiatriques, la prise en charge des victimes d’accidents de la voie publique a été très importante. Nous avons souhaité que Daniel Floret, qui a beaucoup œuvré sur ces dossiers, continue à les suivre jusqu’à leur publication.

En terme d’enseignement un DIU de réanimation et urgences pédiatriques a été mis en place à la rentrée 2003. Grâce à un tronc commun et ses deux filières, ce DIU vise à donner une formation complémentaire tant scientifique qu’organisationnelle à des pédiatres réanimateurs ou travaillant dans des services d’accueil des urgences. Il offre la possibilité de formaliser, d’organiser, de développer un savoir, des compétences lorsque parallèlement existe déjà ou se mettent en place des formations diplômantes en réanimation adulte et un DESC de médecine d’urgence. Il nous faut continuer à travailler pour faire reconnaître ce DIU comme une formation nécessaire à l’exercice en réanimation comme aux urgences, juste image en miroir des enseignements des médecins d’adultes.

Francophone, notre groupe se doit d’intégrer des standards européens voire internationaux de formation, implanter des sessions conférant une validation des savoirs faire dépassant nos frontières à l’exemple des autres pays européens. La Commission Scientifique et le CA auront la lourde tâche de jeter les bases des premières formations en relation avec les collègues francophones, les sociétés européennes et internationales.

Les liens du GFRUP avec la SRLF, la SFMU, SAMU de France, l’InVS ont été développés. Les journées pédiatriques organisées avec la SRLF d’une part, au sein du Congrès Urgences d’autre part sont des rendez vous annuels importants. Elles permettent de partager avec nos collègues de médecine d'adulte interrogations – projets - savoir, de travailler de concert à la rédaction de documents (recommandations, Conférences de Consensus, monographies...) prenant en compte les particularités de la médecine de l’enfant et de matérialiser notre identité pédiatrique. Il fallait aussi ouvrir un espace pour l’avenir c’est à dire les plus jeunes d’entre nous. La commission scientifique animée par Etienne Javouhey a mis en place la Journée des jeunes réanimateurs pédiatres et participe à l’organisation des Journées des pédiatres aux urgences. Toutes deux se tiennent en septembre et veulent favoriser les échanges, les projets de recherche multicentrique.

D’autres réunions ont lieu dans de nombreuses villes sur le thème des urgences ou de la réanimation. L’engagement de leurs organisateurs, la pertinence des thèmes, la compétence des orateurs justifient que des synthèses de ces débats deviennent autant de sources d’information pour le GFRUP et soient accessibles en ligne sur le site.


Editorial
Jean-Christophe Mercier,
Past-President of the GFRUP - December 28, 2001

The 'Groupe Francophone de Réanimation et d'Urgences Pédiatriques' (GFRUP) gathers many French speaking pediatric intensivists and emergency physicians in order to promote the exchange of ideas, protocols, teaching and clinical research.

Last year, the GFRUP organized the first French-speaking meeting of Pediatric and Neonatal Intensive Care during the 3rd World Congress of Pediatric and Neonatal Intensive Care, in Montréal. We succeeded to support the trip and stay of one representative of almost every unit of France, Belgium, Switzerland, Morocco, Algeria, Tunisia, Lebanon, and Vietnam, provided they sent at least one abstract to the World Congress. A significant step was thus made to better open the French to the international world.

Now, we have decided to translate our web site (www.gfrup.com) into a few foreign languages, i.e., English, Spanish, Portuguese, and maybe German so that we can better communicate with our non-French-speaking colleagues.

In France including overseas territories (~60 millions inhabitants), we have identified 91 pediatric and neonatal ICUs with roughly 900 beds. See our updated database that lists address, telephone and fax numbers, and e-mails of the full-time doctors.

Each year, the GFRUP will organize:
1.    The pediatric session of the Société de Réanimation de Langue Française (SRLF) meeting. This year, it will be on January 18, 2002 in Paris with the following program: a) Ethics; b) The immunocompromised child in the PICU; c) Vascular access in pediatric patients; d) Poisoning in children.
2.    The emergency or intensive care session of the Société Française de Pédiatrie (SFP) meeting. This year, it will take place next May 2002 in Montpellier.
3.    Furthermore, we will favor the participation of the French pediatric intensivists to the annual meeting of the European Society of Pediatric and Neonatal Intensive Care (ESPNIC), and every third year to the congress of the World Federation of Pediatric Intensive Care Societies (WFPICS).

In fact, there are too many meetings either worldwide or in Europe. As the money available would inevitably shrink given the merging tendency of the pharmaceutical industry, traditional financial support of the scientific meetings, we should be wise to re-organize the system and focus only on large-scale national or European meetings. We may dream to gather in the future the vast majority of the various sub-specialities of Pediatrics into a Federation of the European Pediatric Societies / European Society of Pediatric Research (EPS/ESPR) that would match the American Pediatric Societies/Society for Pediatric Research (APS/SPR). We may even envision to alternate every even and odd years a large-scale meeting in the US and Europe.
Another very important aspect of the GFRUP is to provide the opportunity for the young colleagues to exchange ideas with the senior pediatric intensivists, to present their research work, to promote large-scale either epidemiological or randomized clinical trials. Last but not the least, the GFRUP should entertain a very good spirit between the neonatal and pediatric intensivists, and pediatric emergency physicians.

Hoping that this website would receive a large-scale approval, I would like to thank all the individuals who contributed to the success of this group.

Jean-Christophe Mercier - Past-President of the GFRUP - December 28, 2001